18.05.2012

Les moulins à vent aux Pays-Bas et à Angers

Encore une petite coïncidence qui me permet de faire un lien entre la Hollande et la France…

Tout près de là où j’habitais à Rotterdam dans le quartier d’Hillegersberg, il y avait un moulin à vent, sur les bords de la rivière Rotte qui a donné son nom  à la ville. Rien de très original aux Pays-Bas, il y en a presque partout.

Mais  fait plus rare, il y a également  à côté de là où j’habite maintenant à Angers les restes d’un moulin : ce que j’ai cru quelques temps être les restes d’une muraille, au début de l’avenue Montaigne est  l’embase du  moulin Talbot.

La comparaison s’arrête là : à Rotterdam le moulin est entier, en excellent état. Il servait Rotterdam-Hillegersberg.jpgautrefois au drainage de l’eau, il pompait l’eau du fond du polder à -5 mètres sous le niveau de la mer  et la rejetait vers la Rotte qui se jette dans la Meuse puis la mer.    Il est habité par un  «molenaar » qui loue le moulin à une association propriétaire et qui a l’obligation de le faire marcher 800 heures par an. Je suis allé visiter le moulin lors de la fête des moulins et c’est impressionnant de voir tourner toute cette mécanique lorsque les voiles sont mises sur les ailes. Cela craque de partout comme sur navire en bois.

 

 

A Angers il ne reste plus que l’embase, le « mazéril ».  Le moulin était un moulin à farine je crois. Il était d’un type différent, un moulin à chandelier,  d’une construction du 16ème siècle alors que celui de Rotterdam date du 17ème. Tout le moulin pivotait pour se mettre dans le vent alors qu’à Rotterdam seul le toit qui supporte l’axe des ailes,  pivote.

Selon les archives de la ville, il y a avait des dizaines de moulins à Angers au début du 19ème siécle. L’invention de la machine à vapeur les a tous fait disparaître mais certaines embases sont restées car très massives pour permettre d’aller prendre le vent par-dessus les maisons. Ce rapprochement n’est donc pas si fortuit.   

 

15.05.2012

Passages amoureux

Signe que ma connaissance de la ville s’approfondit et va même jusque dans les détails, je partage avec vous une liste de quelques jolis passages un peu secrets : des voies  sans voiture et presque sans passants, des lieux tout proches du centre mais qui ont un air de campagne, des ruelles entre de vieux murs couverts de glycines ou de lierres. Bref ce dont des petites rues où lorsque par un curieux hasard vous passez avec votre copine, vous  vous retrouvez presque automatiquement à l’embrasser…  Pour rendre l’affaire plus crédible pour vous  mais plus difficile pour moi, j’exclus les impasses,  votre copine devinerait tout de suite qu’il s’agit d’un guet-apens !

Voilà ma liste à ce jour, vous noterz qu'en plus ces ruelles ont de jolis noms  :  

-          je pourrai inscrire presque toute la Cité, surtout le soir ou à la nuit tombée, mais pour être un peu sélectif je choisis juste la rue des Filles Dieu  (hum, hum !).

-          dans le curieux petit quartier qui fait le pendant de la Cité de l’autre côté du boulevard, c’est  également un peu délicat d’être entreprenant car il y a l’évêché, mais il y a deux jolies petites montées  qui sont vraiment tentantes  quoiqu’un  peu bruyantes : la montée de l’Esvière et la rue Pitre Merlau (photo)

-          dans la Doutre, la rue des Greniers Saint-Jean, avec ses hauts murs, me rappelle les ruelles de Delft à la Vermeer

-          dans le quartier de la Chalouère, la rue du four à chaux ou le passage de la Fuye sont vraiment des petits coins de village

-         et enfin  le passage du pigeon fleuri (qui va vers la rue des Feux Follets !) est une  jolie petite rue qui donne  dans la passante avenue Pasteur et fait  un surprenant contraste.

Voilà si avec ces bons conseils vous n’y arrivez pas, c’est désespéré,  il faut changer de copine.

Quant à moi je me demande si  mon altruisme de blogger  ne va  trop loin : ne vais-je pas être dérangé par un autre couple de pigeons fleuris,  la prochaine fois que je  promènerai par là en galante compagnie ?

 

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12.05.2012

ARTAQ change la ville

La ville est transformée ce week-end par ARTAQ, le festival des arts urbains et le beau temps d'aujourd'hui a contribué au succès de cet évènement. J’ai beaucoup aimé l’ambiance très cool de ce samedi  après-midi.  Il faut dire qu’il y avait aussi une manif gay en centre-ville pour le droit au mariage ("le changement c’est maintenant !") qui était aussi assez créative. Il régnait en fin d’après-midi  sur le jardin au pied de la Cité, une ambiance bon enfant  qui m’a rappelé les fêtes néerlandaises de la Gay Pride (avec moins de provocation, c’était très sage ici). Tout cela  nous change  pas mal  des samedis shopping, et cela fait du bien une fois de temps en temps.   

Chacun trouve ce qu’il veut dans ARTAQ. Il y a des expositions où les (ex-) arts de la rue sont embourgeoisés, sont encadrés et cotés c’est sûr. Mais il y a aussi les « performances » et le KNIT Graffiti au Jardin du Mail est incontestablement un grand succès dans le genre: c’est sympa, surprenant,  c’est local… et les lions du Mail   n’ont jamais été aussi beaux.

J’ai bien aimé aussi aller dans la Doutre à l’Abbaye de Ronceray  dans laquelle j’ai pu ainsi rentrer pour la première fois. La nef de l’abbatiale est un endroit remarquable pour les expositions  avec une belle lumière indirecte. La voute en plein cintre est superbe avec de beaux chapiteaux colorés et de curieux collatéraux en hauteur.

Il y a un très beau graff dans le cloître. Un métro et un TGV sortent de dessous les arcades comme d’un tunnel …

ARTAQ,Ronceray

On peut aussi à cet occasion  aller jeter un coup d’œil aussi  au transept de l'abbatiale en cours de réfection (mais assez abîmé).  Il me semble que l’on devrait trouver un projet pour cette abbaye de Ronceray  afin de la faire visiter plus souvent et complètement  (je n’ai pas vu encore la crypte). On pourrait peut-être utiliser ce bel  espace de la nef et le cloitre pour de grandes expositions d’art contemporain, non ?

 En tout cas ARTAQ qui offre cette possibilité d'un regard différent sur la ville et brasse joyeusement les populations est incontestablement une réussite.