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02/01/2012

Le Jardin du Mail

J’avais toujours pensé que je préférais de beaucoup les jardins à l’anglaise, que je me promenais plus volontiers aux Buttes Chaumont  ou à Montsouris qu’au jardin des Tuileries. Il m’a fallu habiter aux Pays-Bas où il n’y a pas de jardin à la française (les Néerlandais sont tellement  en manque  de « vraie » nature qu’ils ne peuvent imaginer un jardin qu’imitant la nature) puis revenir pour m’apercevoir que j’aimais aussi ces grand ordres et symétries. 

Et oui, j’ai découvert avec plaisir le jardin du Mail et sa place dans la ville classique : la façade de la mairie qui ferme la perspective d’un côté, et les allées Jeanne d’Arc qui la continue de l’autre. Les fiers frontons de la mairie, du palais de Justice, les hôtels  particuliers à distance et cet espace presque vide de jardin au centre où le minéral est presqu’aussi présent que le  végétal.  On  a l’impression qu’un maitre d’œuvre y a posé des éléments de choix en une mise en scène grandiose : la grande fontaine, le kiosque à musique, quelques massifs de fleurs taillés aux cordeaux, des statues blanches de nymphes à moitié découvertes. Tout n’est pas réussi, les 4 lions maronnasses détonnent : pas très fins, pas très heureux.

La périphérie, un peu moins guindée,  est charmante : les jeux d’enfants, le tour de poney le dimanche, le joli bâtiment du restaurant.  Il manque quelques éléments des grands jardins parisiens : le Guignol, un loueur de bateaux pour faire des navigations sur le grand bassin, des joueurs d’échec s, mais on n’aurait pas la place de mettre tout ce monde-là.  Non, il y a actuellement juste ce qu’il faut de monde, des vieilles dames distinguées qui promènent leur chien, des enfants qui jouent  (on s’attend à les voir sortir leurs cerceaux), des lycéens qui flirtent sur les bancs, des africains qui viennent y trouver le calme du dimanche.

Si l’on s’y promène un jour de soleil,  de bonne heure le matin quand tout est vide, on peut se croire dans un tableau surréaliste, Dali ou Chirico, cherchons la Montre molle et les tiroirs dans la statue.

Mais ce que je préfère dans tout le Mail,  n’est pas  un attribut du jardin à la française, mais une statue un peu différente, qui détonne un peu.  Je ne dois pas être encore tout à fait rapatrié !  C’est la sAngers,Mail,Statuestatue du côté des allées Jeanne d’Arc : une jeune femme à chignon  appuyée sur une pierre et qui se caresse un sein. Ces cuisses sont rondes, ses chevilles pas très fines, ce n’est vraiment une Venus ou une Diane. Mais elle est très naturelle, très belle je trouve. Je crois que je vais la placer haut dans le classement des statues Angevines…

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