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23/01/2012

Lea Collégiale Saint-Martin: voyage en archéologie

J’aime bien le titre d’un des 2 circuits  proposés par l’Audio-Guide de la Collégiale Saint-Martin « voyage en archéologie », car c’est bien là le grand intérêt de cette visite : faire lire les différentes époques, les différents édifices même  qui aboutissent àcette collégiale.

Collegiale Saint-Martin.jpgOn découvre la collégiale d’abord de l’extérieur par sa façade sur le rue Saint-Martin : pignon de pierre rustique, arc  roman de la porte en alternance de brique et de tuffeau. On apprend plus tard que cette façade est moderne, qu’il a fallu détruire une maison de commerce   qui était à cette place-là, dans la continuité des autres maisons de la rue. On entre dans la nef, et avant de se poser des questions sur certains  piliers en schiste, sur le chœur gothique et la nef romane, les plafonds en bois ou voutés d’ogive,  on est frappé de la beauté de cet édifice,  de sa clarté, de son style. On a retrouvé une église dans les années 1980 alors qu’il n’y avait plus qu’un chœur, et que tout avait bien failli disparaître au début du XIXème siècle.

Le voyage, c’est alors de nous faire découvrir les traces des différents édifices, 4 églises successives en remontant le temps, en fait en descendant sous terre. De nous faire remarquer les ogives bombées angevines  des 2 dernières croisées. Ou le rehaussement des murs du transept du temps du roi René.  Et de nous faire comprendre que finalement tout édifice ancien, pas seulement celui-là,  est le fruit d’une longue suite de constructions, modifications, agrandissements et de vicissitudes, effondrements, abandon, destructions et reconstructions.

C’est vraiment bien fait et très didactique (il y avait une école qui visitait en même temps et ils avaient l’air de bien s’intéresser).  Et je vois le travail d’un archéologue d’un autre œil au terme de cette visite : c’est une enquête où l’on cherche les indices d’une très longue histoire qui s’entremêle dans le temps et l’espace. Naïvement,  je n’en reviens pas qu’il s’y retrouve dans toute cette complexité. Quant à la réhabilitation de l’édifice, j’imagine les questions que l'on doit se poser: quelle époque privilégiée?  Comment montrer les restes du très ancien sans nuire au plus récent ?  Jusqu’où aller dans l’imitation, la reconstruction ? Mais le résultat est superbe.   De presque plus rien,  on a fait un des plus beaux monuments d’Angers. 

 

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