Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/02/2012

Les proportions de la cathédrale Saint-Maurice

cathédrale saint-mauriceLa façade de la cathédrale Saint-Maurice est tout en verticalité, avec ses 4 ordres superposés, les  2 flèches et le  lanterneau central. La modestie du décor (le portail est de plus  invisible actuellement), incite aussi à regarder vers le haut.  Lorsque l’on est de l’autre côté de la Maine, cette hauteur est encore accentuée par la grande montée depuis le fleuve, et les tours de la cathédrale n’ont aucune concurrence comme points hauts sur  la « ligne du ciel de la ville »  (le « skyline »  de la ville comme disent les américains). Tout cela est une vue d’aujourd’hui, pas une volonté de l’architecte bâtisseur : les flèches ont été rajoutées au XVIème siècle, la montée depuis la Maine  fut dégagée au XIXème je crois.

 

A l’intérieur je trouve que c’est le contraire : la nef est moins élancée que cathédrale saint-mauricedans d’autres cathédrales, elle semble en fait aussi large que haute même en tenant compte du bombement des croisées angevines.   Il n’ y a que deux ordres juste séparés par une petite galerie à élégante rambarde de fer qui fait tout le tour de l’édifice. L’ordre du  bas reproduit en décor le grand arc de l’ordre  du haut  qui encadre les vitraux. Je trouve que cela donne de belles proportions à cet intérieur et que cela respire davantage l’harmonie que la volonté d’en jeter plein la vue aux manants qui entrent là de temps en temps.

Mais le décor baroque est venu compliquer l’intérieur :  l’ autel planté à la croisée  avec tous ses ors, le buffet d’orgues soutenus par des atlantes colossaux et l’incroyable chaire néogothique, voilà des décors qui me surprennent en mon retour des terres de réforme.

Les commentaires sont fermés.