Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/02/2012

Le "quartier" Desjardins

Pour clôturer mon tour du nord-est de la ville et des tendances récentes de l’urbanisme, je suis revenu par le Quartier Desjardins. Comme de plus je me suis maintenant documenté en ayant visité la maison de quartier ainsi que recommandé par M. Dulong, je n’ignore plus rien de l’histoire récente (j'ai lu « 1960-2011 un demi-siècle dans notre quartier Saint-Serge, Ney, Challouère »).

« Quartier »  Desjardins donc, mais au sens militaire jusqu’en 1998 car le Génie s’y était  établi.  Joli quartier desjardins,urbanismed’habitations aujourd’hui à la place de caserne : il n’en reste plus que les belles grilles et  2  pavillons de part et d’autres (cela suffit bien comme souvenir de l’architecture militaire je trouve).  Derrière on trouve une agréable coulée verte bordée  de petits immeubles de part et d’autre. Les enfants des écoles ont été mis à contribution pour la signalétique du parc (on peut faire du vélo mais pas trop vite, il faut ramasser les crottes des chiens…).  Les immeubles ne sont pas élevés, 4 étages max, et  les voitures accèdent par derrière. Il y a des petites rues parallèles  de maisons à touche-touche avec chacune leur jardin. Le site de la mairie donne plus de détail sur ce projet (l'architecte  est Iga Dolowy, il y a  des ambitions en matière  de développement durable et de mixité sociale etc.). 

Sue ces peties rues, c'est plus dense mais on ne le sent pas trop et  ce n’est pas monotone comme dans les banlieues anglaises. En fait on se croirait  en Hollande où  ce genre d’urbanisme existe depuis les années 70 (sauf que les Hollandais  y mettent  en plus  de l’eau en général). J’y ai habité avec plaisir : on connaît bien ses voisins, il y a un vrai esprit de rue, c’est sécurisant.  C’est très vert mais  on n’a pas s’occuper du jardin car la plupart des espaces  sont gérés par la mairie.  

En France cela a mis plus longtemps à arriver, car, individualisme oblige le rêve  c’est d’avoir chacun son terrain et de choisir sa maison pour mettre au milieu. Je me rappelle avoir dû initialement ravaler ma fierté de n’avoir acheté à Rotterdam qu’une « tussenhuis », une « maison entre »  … dans une rangée.  Mais ce modèle français, ou pire américain,  coute cher et se traduit pas des banlieues interminables,  presqu’impossibles à desservir en transports en commun.

Alors s’il y a quelque chose qui a beaucoup changé et en en  bien  ces dernières années je trouve, c’est l’urbanisme, et ce quartier Desjardins  en est un bon exemple. Et cela a l'air d'être bien accepté par les Angevins.

Les commentaires sont fermés.