Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/02/2012

Un air de printemps au Mail

C’est  le plus banal des sujets de poème et sans doute un  thème très  commun de ce que l’on peut poster sur un blog, mais chaque année c’est pareil, cela me réjouit, alors inutile de résister…   je me promenais cet après-midi dans le jardin du Mail, 3 semaines à peine  après l’avoir observé sous la neige, et voilà ce que j’ai vu: 

Le manège est pris d’assaut : on n’arrive pas à accéder à l’avion, ni à la moto, ni à la voiture, même pas non plus au dos de Mickey. Il n’y a plus de place que sur le cygne, mais franchement quel petit mec  voudrait aller sur ce cygne…

jardin du mail,brasserie du mail,manège

Il y a bien les poneys vivants pour de vrai, qui sont sortis enfin de leur écurie  où ils se sont morfondus  pendant la neige, mais là aussi il y a la queue, pas facile la vocation de cavalier au printemps.

Pour les grands c’est pareil : la terrasse de la brasserie du Mail est pleine, on a servi à déjeuner dehors et les travailleurs ont eu du mal à redécoller après le café pour « y » retourner.

Les bancs sont pris d’assaut : des bandes de lycéens les disputent aux bandes du 3ème âge, mais tout le monde est réjoui. Ouf, il n’y a pas de bagarre.  

Les filles montrent leurs jambes, les garçons leur nouveau jogging. Baisers lycéens qui n’en finissent pas…    On sort les bébés, les vrais dans les poussettes des mamans, et ceux des petites filles dans les poussettes de Noël dernier.

On en est tous là, chaque année c'est la même chose, un petit air de douceur après l'hiver et on veut tous repartir faire un tour de manège. Mais les pousses des bulbes n’ont pas encore fleuri, les bourgeons sont tout petits. Il n'y a pas encore de vert dans les arbre  et on n’ a pas remis d’eau encore dans la grande fontaine…

Dimanche il va refaire mauvais. Profitons-en. 

 

27/02/2012

Derrière les façades

Découvrir une ville par ses rues c’est comme croiser une femme…

On ne voit d’elle que ce qu’elle a choisi de montrer : un style, une façade, un maquillage quelquefois.

On peut avec un peu de chance entrevoir un peu plus, avec un petit coup d’œil bien placé. Et l’on rêve alors de ces choses cachées qu’il doit y avoir par derrière. Des jardins secrets,  des pleins et des  creux que l’on ne soupçonnait pas, des abandons et des trésors.

 

La cité (2).jpg

 

C’est à cela que j’ai pensé en entrevoyant les tourelles ou les feuillages par dessus les murs des maisons de la Cité. Hum, hum, était ce bien indiqué comme rêverie en ces lieux très dévôts… ? pourquoi pas après tout ces maisons resteront secrètes,  et c’est très bien comme ça, cela fait presque mille ans que cela dure.

 

 

25/02/2012

Le "quartier" Desjardins

Pour clôturer mon tour du nord-est de la ville et des tendances récentes de l’urbanisme, je suis revenu par le Quartier Desjardins. Comme de plus je me suis maintenant documenté en ayant visité la maison de quartier ainsi que recommandé par M. Dulong, je n’ignore plus rien de l’histoire récente (j'ai lu « 1960-2011 un demi-siècle dans notre quartier Saint-Serge, Ney, Challouère »).

« Quartier »  Desjardins donc, mais au sens militaire jusqu’en 1998 car le Génie s’y était  établi.  Joli quartier desjardins,urbanismed’habitations aujourd’hui à la place de caserne : il n’en reste plus que les belles grilles et  2  pavillons de part et d’autres (cela suffit bien comme souvenir de l’architecture militaire je trouve).  Derrière on trouve une agréable coulée verte bordée  de petits immeubles de part et d’autre. Les enfants des écoles ont été mis à contribution pour la signalétique du parc (on peut faire du vélo mais pas trop vite, il faut ramasser les crottes des chiens…).  Les immeubles ne sont pas élevés, 4 étages max, et  les voitures accèdent par derrière. Il y a des petites rues parallèles  de maisons à touche-touche avec chacune leur jardin. Le site de la mairie donne plus de détail sur ce projet (l'architecte  est Iga Dolowy, il y a  des ambitions en matière  de développement durable et de mixité sociale etc.). 

Sue ces peties rues, c'est plus dense mais on ne le sent pas trop et  ce n’est pas monotone comme dans les banlieues anglaises. En fait on se croirait  en Hollande où  ce genre d’urbanisme existe depuis les années 70 (sauf que les Hollandais  y mettent  en plus  de l’eau en général). J’y ai habité avec plaisir : on connaît bien ses voisins, il y a un vrai esprit de rue, c’est sécurisant.  C’est très vert mais  on n’a pas s’occuper du jardin car la plupart des espaces  sont gérés par la mairie.  

En France cela a mis plus longtemps à arriver, car, individualisme oblige le rêve  c’est d’avoir chacun son terrain et de choisir sa maison pour mettre au milieu. Je me rappelle avoir dû initialement ravaler ma fierté de n’avoir acheté à Rotterdam qu’une « tussenhuis », une « maison entre »  … dans une rangée.  Mais ce modèle français, ou pire américain,  coute cher et se traduit pas des banlieues interminables,  presqu’impossibles à desservir en transports en commun.

Alors s’il y a quelque chose qui a beaucoup changé et en en  bien  ces dernières années je trouve, c’est l’urbanisme, et ce quartier Desjardins  en est un bon exemple. Et cela a l'air d'être bien accepté par les Angevins.