Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/03/2012

Les pieuvres de l’église de la Trinité

L’église de la Trinité dans la Doutre est originale.

Coincée qu’elle est entre l’abbaye de Ronceray et la rue Beaurepaire qui doit exister depuis toujours car c’était je crois la route de Rennes, il n’y a pas eu la place pour lui donner de vrais bas-côtés ni de transepts.  A la place une succession de chapelles peu profondes, juste des culs-de-four, occupent les côtés.

Le chœur plus ancien sans doute est tout étroit et secret, un vrai sanctuaire.

Mais le plus curieux ce sont les nervures des croisées d’ogives. D’habitude on distingue les croisées sexpartites des quadripartites. Dans les sexpartites, les piliers sont en alternance : un renforcé qui reçoit les nervures diagonales, un plus léger qui reçoit une simple nervure transversale, tout cela délimitant 6 zones dans une voute.  Dans les quadripartites, plus  simples mais postérieures dans l’art de construire,  il n’y a plus de nervure transversale et tous les piliers ont le même rôle.

Trinité,voutes d'ogives,octopartite

A la Trinité, on part du sexpartite mais il y a en plus une curieuse nervure longitudinale, là où dans les autres systèmes il n’y a qu’une simple arête. Elle monte et elle descend au rythme des bombements des voutes angevines et vient s’appuyer sur le sommet des gros arcs transversaux. En plus il y a une lierne en cercle, motif purement décoratif à la croisée,  comme une roue autour de la clé de voute.

On est donc « octopartite » avec  une sorte de tête au milieu : tout à fait une pieuvre… 

3 grosses pieuvres en fait car il y a trois belles voutes de ce type à la Trinité.

 

Les commentaires sont fermés.