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16/03/2012

La chapelle de l'hôpital

De passage par l’hôpital, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jeter un coup d’œil à la chapelle : son fier dôme lui donne un air de Val de Grâce. Bon, il ne faut pas pousser la comparaison trop loin…  la taille n’est pas même et son élancement lui donne plus un format suppositoire  qu’à Paris. 

L’édifice est beaucoup plus récent, du XIXème mais je n'ai pas d'info précise car je n'ai pas trouvé la moindre notice historique. Une plaque sur la façade rappelle cependant ses glorieuses ascendances.  Il y a eu là l’Hôtel-Dieu  des Pénitents, des Renfermés et des Incurables. C’est bien de pouvoir dire maintenant  « je vais au CHU »  plutôt que de dire « je vais à l’Hôtel-Dieu  des Pénitents, des Renfermés et des Incurables ». Il y eut ensuite l’Hospice Saint-Anne, puis l'Hôpital Saint-Jean.  Notez le glissement sémantique: Hotel-Dieu, Hospice, Hopital, CHU; au lieu de placer son destin exclusivement entre les mains de Dieu, on le confie progressivement aux médecins et à la technique. 

La  plaque rappelle aussi  la liste des généreux donateurs. Elle commence par Henri II Plantagenêt ;  suivent le pape Alexandre III et un Duc de Bretagne.  La liste se termine par les noms de quelques veuves ayant fait des dons à l’hôpital  après la 1ère guerre mondiale. Mais il y a encore de la place pour d’autres noms, et ceci me semble une opportunité unique d’avoir son nom passant à la postérité au côté des Plantagenêt.

Dans la série des édifices religieux astucieusement (?) reconvertis, l’administration de l’hôpital a décidé d’utiliser celui-ci pour recevoir les assurés sociaux en  plaçant des petits guichets sous sa grande voute … On peut quand même y entrer et  bien voir les peintures murales très colorées et très saintes.

Hopital Saint-Jean,Confluences

En fait ce que j’aime surtout c’est la perspective que l’on a créée récemment sur ce dôme en lançant  la jolie passerelle "Confluences"  qui sert pour le tram, les vélos et les piétons. Cela fait une belle liaison pour traverser la Maine entre la nouveau quartier Saint-Serge et la rive droite, sans voiture qui plus est: c'est un  vrai plaisir que  d'aller se faire soigner...  Allons donc la Maine n'est plus le Styx! 

 

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