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03/05/2012

Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine

Je suis allé visiter hier Trélazé et son musée de l’ardoise.

C’est un heureux hasard que ce soit le lendemain de la Fête du Travail car l’histoire de cette ville est toute marquée de la tradition ouvrière. Trélazé m’a rappelé  d’autres villes fières de leur passé   minier (Douai), métallurgiste ou chimiste (les Salins-de-Giraud, Lannemezan). Il n’est pas facile de gérer les restes de ces activités mais Trélazé a la chance que les ardoisières Trelazé.jpgsoient  plus faciles à réhabiliter que les terrils. Il y a en effet un joli sentier de randonnée au milieu  des anciens sites de carrière à ciel ouvert.  Les « vieux fonds » très profonds se sont remplis d’une eau azurée et quelques espèces  courageuses  de mousses et de lichens, puis des plantes grasses et des fougères, puis des bouleaux et des chênes  conquièrent  les bords. Il y a des grenouilles qui coassent.  On se promène sur les « refus » d’ardoise qui constituent des sortes de dunes aux mouvements improbables  (j’ai appris que le rendement de la taille était très faible et que jusqu’à  95% du matériau extrait se retrouvait ainsi autrefois en déchets, ce qui fait sérieusement réfléchir sur l'efficacité). On voit autour quelques chevalements de puits de mine que je n’imaginais trouver dans la région d’Angers…

Les noms des rues par lesquelles on passe  sont  plus roses ou rouges qu’à Angers!  On rend notamment hommage à André Gentric, syndicaliste de Trélazé mort en déportation.

Le sentier de randonnée passe par le musée de l’ardoise où l’on peut assister à une démonstration très didactique et qui plaît à tous les publics de la taille comme autrefois.  A l’intérieur des salles du petit musée on évoque l’histoire de cette industrie,  la condition des ouvriers, les luttes syndicales etc.  Je me suis trouvé des cousins bretons parmi les populations ouvrières : au XIXème siècle il y eut une « immigration » bretonne  pour occuper les postes les moins techniques. Les bretons vivaient entre eux car ils ne parlaient pas Français, leur condition de travail et de vie étaient médiocres  et leur espérance de vie plus faibles que celles des ouvriers « français »...

 Oui, un bel hommage pour la Fête du Travail.

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