Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/05/2012

Je suis presque Angevin...

Voilà plus de 6 mois que je suis arrivé à Angers.  Ma découverte de la ville se fait moins systématique :  d’explorateur  je deviens maintenant habitant, insensiblement je vais moins l’observer avec mon regard neuf et plus comme un concitoyen installé comme les autres.  Il est  donc bientôt temps de mettre une conclusion  à ce blog.

Je pourrais lui changer de titre, par exemple le rebaptiser  « l’Angevin »,  et raconter ce que j’observe de l'évolution de la ville, faire du journalisme en quelque sorte.  Car la ville change. Depuis que je suis arrivé il y a eu par exemple l’ouverture de l’Atoll à Beaucouzé et le choix d’un nouvel aménagement pour les rives de Maine, il y aurait donc des choses à raconter.  Je pourrais aussi viser un an d’expérience et relater toutes ces animations qui semblent rythmer les mois d’été, un festival de théâtre ou les Accroche-cœurs dont on me dit le plus grand bien.  Je pourrais également aller plus dans le détail, ouvrir une nouvelle rubrique sur les maisons à pancs de bois ou encore les restaurants pour faire part de mes expériences gastronomiques …     mais tout cela serait autre chose que le projet initial, et  je ne me sens pas d’écrire comme un journaliste. Alors non,  je vais conclure ce blog dans deux ou trois notes, juste le temps de revenir sur cette expérience de six mois et de noter encore quelques impressions avant que tout cela ne disparaisse dans mes nouvelles habitudes.

Arriver dans une nouvelle ville, une nouvelle région mêle le grand plaisir de la découverte  et pas mal de stress : on a laissé ailleurs des amis, des habitudes, un rythme connu et l’on doit apprendre, trouver les choses et résoudre des problèmes pratiques.   Mis à part les premiers jours chaotiques de l’après-déménagement,  on trouve du temps pour se promener au début, on n’a pas encore d’amis  et peu d’obligations, les dimanches sont longs et propices à  le découverte.  J’ai trouvé beaucoup de plaisir à cette exploration  et beaucoup aussi à fixer cela dans ce blog : c’est un peu un hommage que j’ai rendu à la ville qui m’accueille et une manière de rencontrer, souvent anonymement,  des Angevins. C’est aussi je crois un processus personnel d’appropriation de cette nouvelle ville : j’ai fait avec plaisir des rapprochements  avec d’autre villes ou des régions que je connaissais.  Bordeaux, Aix-en-Provence, la Hollande, la Seine etc.  En y repensant c’était quelquefois  un peu tiré par les cheveux. Je serais arrivé de Tombouctou  que j’aurais également trouvé quelque  coïncidence car on en a besoin dans ces moments-là, cela rassure…

 

28/03/2012

Confluences

Je viens de passer  10 belles années aux Pays-Bas, à Amsterdam puis à Rotterdam.

J’ai aimé là-bas , le vélo,  l’attention à l’environnement, le soucis du bien vivre ensemble dans les villes, la protection sociale élevée, les canaux , Rembrandt et Vermeer, les fleurs au printemps, la gentillesse des voisins  et les fêtes « gezellig » (mot intraduisible en Français, mais très important aux Pays-Bas : dans une fête « gezellig »  on boit un peu de bière, on est serrés, on rit, bref on est bien entre amis comme dans un tableau de Breughel).

Et plein d’autres choses encore.

Les Néerlandais sont ouverts sur le monde, accueillants,  ont la capacité de débattre de tous les problèmes de société locaux ou nationaux d’une manière mesurée et constructive, ils sont très égalitaires. Les principes de fonctionnement de leur société sont  inspirés de l’organisation qu’ils ont mise en place depuis le Moyen-Age pour gérer l’eau: les  Conseils de l’eau sont nés vers le XIIIème siècle  et continuent d’exister avec pour rôle d’entretenir les digues, d’assécher les polders et  d’assurer la sécurité commune même en cas de tempête. Cela crée de la solidarité…

Tout cela pour dire que je redoutais le retour en France sur certains points. Je repensais à cette réputation d’individualistes et de râleurs qui nous colle à la peau. Je craignais un moindre souci de l’environnement. Je m’attendais à ne pas pouvoir  faire facilement du vélo et à réutiliser ma voiture pour tout.

Et bien,  en fait, je suis plutôt agréablement surpris par ce que j’ai trouvé à Angers.

J’ai trouvé des pistes cyclables et je fais du vélo sans me frotter aux autos jusqu’ici.

On parle d’environnement et cela semble assez crédible à la fois au niveau des comportements individuels et de l’aménagement  de la ville ou de la région (par exemple j’ai entendu plusieurs fois des gens me recommander  de prendre un mode de transport « doux », ou alors la campagne actuelle zéro pesticide, ou bien encore et plus sur le fond la composante environnementale du projet  Rives Nouvelles).

Il y a de la concertation et des débats et les gens y participent en se respectant me semble-t-il  (Rives Nouvelles encore, le contournement, les conseils de quartier).

Bon je n’ai pas encore participé à une fête vraiment « gezellig »  mais j’attends le carnaval…

Alors je me suis demandé s’il y avait une grande tendance :  évoluons nous tous dans les pays européens vers les mêmes vertus ?

Ou alors suis-je tombé sur une exception en France ? Une région ou une ville un peu différente du reste et  pas si éloignée de l’état d’esprit néerlandais.

Je crois que c’est plutôt cela, les confluences ont peut-être conduit à l’habitude des autres, à l’écoute, au dialogue et au soucis de l'environement partagé.  Les digues de Loire ne seraient elles pas des cousines des digues de Meuse ? En tout cas je n’y suis pas si dépaysé.

confluence.jpg

 

 

 

12/01/2012

Elégantes Angevines

Quelque chose qu’il est plaisant de retrouver en rentrant en France après les Pays-Bas, c’est l’élégance des dames ! J’étais souvent atterré par les tenues des Néerlandaises : des pulls mous à col improbable, des couleurs ternes et mal assemblées, de vilaines chaussures trop rustiques, jamais de jupes ou de robes…  Bien sûr il y avait des exceptions, et j’ai le souvenir de certaines amies grandes, blondes et un peu baraquées comme le souvent les Néerlandaises, qui savaient jouer de leur ligne et trouver les vêtements qui conviennent (je me couvre pour le cas où une Jenny, une Eddie ou Karoline connue arrive sur ce blog…) mais c’étaient des exceptions, vraiment oui.

elegance,france,pays6basAlors je peux vous dire aujourd’hui que l’élégance Française n’est pas un mythe. Je me réjouis des vraies couleurs retrouvées  (le rouge en ce moment), des jupes, des robes et des escarpins. Je me réjouis aussi des maquillages élégants, des trainées de parfum dans le sillon des dames. Et ceci concerne aussi bien les jeunes étudiantes en jeans, les mamans ou les dames qui travaillent que les vieilles dames élégantes avec leur tailleur, leur toque et leur manteau bien coupé.  Il y a du bon goût partout, pas forcément tapageur ou luxueux, juste de quoi souligner la féminité et l’élégance.  

Dans ce qu’on nous affirme être un grand village mondial, ou une Europe sans frontières, une culture uniforme,  il y a encore bien des particularités dont on peut se réjouir. L’élégance  française en est une…  Vivent les  soldes.

 

23:18 Publié dans La France | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : elegance, france, pays6bas