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18/04/2012

Communication justement...

Visiter le musée de la communication dans le joli château de Pignerolle à Saint-Barthélemy d’Anjou a été pourpignerolle,musée de la communication,musées,némo moi l’occasion de quelques réflexions sur ce qu’est un musée aujourd'hui.

Je suis à chaque fois impressionné de visiter les musées  conçus ces 20 dernières années, qu’il s’agisse de nouveaux musées ou de rénovation de musées existants dans le sillage du Louvre.  Il semble y avoir un travail remarquable entre des architectes, des décorateurs et les conservateurs dont j’aimerais bien comprendre les rouages. J’imagine  que le maitre d’ouvrage, le conservateur,  doit avoir une vision de ce qu’il veut atteindre dans la présentation de ses collection et doit être intransigeant avec les réalisateurs.  Il  doit aussi penser aussi aux  messages juste nécessaires pour situer les œuvres et renseigner les visiteurs quels qu’ils soient.

A Angers, le musée des Beaux-Arts ou la galerie David d’Angers sont de beaux exemples dont j’ai déjà parlé dans ce blog. Et les militaires dans leur musée du Génie ont fait aussi un très beau travail : on apprend plein de choses d’une manière plaisante dans ce musée qui a visiblement été conçu par des pros de la muséographie.  On a à la fois une vue d'ensemble du musée et on peut approfondir certains détails, revenir en arrière etc. 

Vous voyez où je veux en venir… A l'opposé de ces musées, j'ai vraiment senti que le musée de la Communication est le résultat de la passion d’un  d’amateur éclairé, Monsieur Guy Biraud, une présentation de beaux objets scientifiques chinés pendant toute une vie. Mais est-ce que cela fait un musée au sens moderne?

 Trop d’objets sont présentés dans les vitrines de ce musée, surtout dans la partie électricité et magnétisme du rez-de-chaussée. On s’y perd, il y a trop de petits cartouches avec trop de détails… Au musée des Beaux-Arts j’ai  appris qu’il y avait 10 000 œuvres dans les réserves, cela veut dire  qu’il ne faut pas mélanger conservation et présentation. Il y a bien un système audio dont les commentaires ont été conçus pour être plaisants, des scénettes, mais le circuit est imposé, on n'a pas de choix, et souvent on ne voit pas facilement les objets dont on parle.   Et puis l’électricité et le magnétisme,  ce sont des sujets pas trop faciles… en fait cela devient vraiment intéressant quand on fait des expériences comme au Palais de la Découverte à Paris. Je me souviens 40 ans plus tard des expériences d’électrostatique où les cheveux d’une fille se dressaient sur sa tête ou bien d’être allé dans une cage de Faraday et de m'être retrouvé entouré d’étincelles.    J’ai bien  vu sur le Site Internet du musée qu’il y a beaucoup d’activités pour les classes en semaine avec j'imagine de telles expériences. Cela doit être cela la vocation de ce musée, mais un samedi après-midi cela manque.  

Il y a deux  curieuses salles qui évoquent très bien le Nautilus du capitaine Némo de  Jules Verne . Cela vient un peu comme un cheveu sur la soupe dans ce musée mais c’est bien fait. Cela doit plaire aux enfants aussi, tout comme la partie finale sur la conquête de l’espace. En fait il faut vraiment visiter ce musée en groupe accompagné je pense, avec de préférence des enfants dans le groupe... Peut-être pourrait-on prévoir de tels visites aussi le week-end…

15/04/2012

Pub pour deux concerts

Ce n'est pas l'objet de ce blog, mais une fois n'est pas coutume, je signale à votre attention deux beaux concerts pour le week-end entre les 2 tours des élections:

Ils sont donnés par l'Ensemble vocal FIORI MUSICALI (auquel je participe), direction Etienne Ferchaud.

Nous chanterons un programme de musique Anglaise couvrant la Rennaissance (Gibbons, Parsons, Tallis, Tomkins) et le XXème siècle (Britten).

Le premier concert sera donné à l'église Saint-Pierre de Trélazé le vendredi 27 Avril à 20.30. Nous y serons accompagnés à l'orgue par Yannick Varlet.

Le second concert est organisé en partenariat avec les Musées d'Angers. Il aura lieu le samedi 28 Avril à 20.30 dans le magnifique cadre du musée Jean Lurçait d'Angers. Nous y serons accompagnés par des violes de gambe. Réservation possible au musée (02 41 05 38 38).

L'entrée pour chaque concert est de 5 euros. 

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30/03/2012

Apocalypse

Je me suis donné du temps avant d’aborder dans ce blog  le « hors catégorie » du patrimoine angevin, la tenture de l’Apocalypse. J'étais allé la voir dès ma première semaine à Angers bien sûr, mais je ne me sentais pas capable d’écrire quoique ce soit à ce moment-là, j’avais besoin de digérer, et d’y retourner. Aujourd’hui je me lance et je résume mes impressions de nouvel observateur ce qui est le but de ce blog.

Ce qui m’a frappé c’est d’abord le côté mystérieux du lieu : on est passé d’abord par le château, et il y a toujours un côté ludique à grimper sur les remparts, à en faire le tour, à imaginer un siège, à admirer le petit carré de vigne entre toitures et ciels. On retombe en enfance à chaque fois.

Mais on descend alors en une sorte de cloitre austère : pierres grises, rythme des colonnes entre les fenêtres,  végétations de buis au carré. Cette architecture m’a rappelé celle utilisée pour certains mémoriaux d’évènements tragiques, de lieux où l’on passe dans une autre dimension…  L’impression se confirme après avoir franchi le sas d’accès à l’espace de la tenture : il fait frais, on est dans la pénombre, il faut du temps pour s’y habituer, les voix résonnent un peu car c’est très haut et vaste. On se prend  à chuchoter.....  

Apocalypse.jpg

C’est bien de visiter avec un guide pour comprendre un peu de ce texte de l’Apocalypse qui n’est pas facile,  c’est le  moins qu’on puisse dire et qui ne m’est franchement pas familier. Mais j’ai pris plaisir  aussi à y aller seul une autre fois et me laisser aller à ce mystère,  à simplement regarder sans essayer de trop comprendre.

J’ai bien aimé regarder les animaux, les chevaux en particulier, les monstres, les visages des hommes très expressifs, les campagnes et les villes,  les anges très actifs dans les bagarres. J’ai trouvé la grande prostituée très belle (Saint-Jean aussi m’a-t-il semblé) et comprend qu’on aille se damner pour elle. J’ai été surpris par les alternances des bleus (ou verts autrefois) et des rouges, mais aussi par l’alternance des scènes effroyables  et d’autres plus sereines ou des anges viennent rassurer les justes. Cela m’a fait penser aux Passions de Bach, ou alternent les récitatifs terribles et des chorals confiants et presque sereins. Les maîtres de l'Art ne nous laissent pas seuls et frémissants face à ces textes,  en toute chose ils trouvent aussi de l'espoir. 

Voilà, je ne vais pas en dire plus si ce n’est que c’est bien d’acheter le livre de photos à la librairie, pour mieux voir les détails et pour voir les couleurs de l’envers.   

Et puis si encore une question que je me suis posée : je ne suis pas sûr que les Angevins regardent beaucoup cette tapisserie. Elle est là, c'est l'attraction trois étoiles du Guide Vert tout au centre de la ville mais en fait on tourne souvent autour sans la regarder. Elle attire les touristes certes mais il n’y a pas grande foule  à aller la voir un après-midi de mars, sauf une classe d'école de temps en temps. La difficulté du sujet les rebute sans doute ? Comment  pourrait on rendre cette tapisserie plus présente dans la vie Angevine?  Peut-être pourrait-on utiliser davantage certaines de ses images et les promouvoir dans la ville?  Utiliser certains détails comme symbole de tels ou tels quartiers ou de services de la ville, par exemple, la belle représentation de Jérusalem pour la mairie, ou certains arbres pour les service des jardins etc. ??