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11/01/2012

Visite au Musée des Beaux-Arts

Que dire d’un tel musée en un court article de Blog? Il me faudra des heures et des heures pour bien le connaître, et il m’en faudrait bien plus encore pour  honnêtement décrire ce que j’ai aimé en ce lieu.

Alors, tenons en nous à quelques impressions d’une première visite, juste pour ne pas oublier.

Les bâtiments sont magnifiques vus de l’extérieur, mais on les oublie vite de l’intérieur, il y a peu de salles où l’on regarde les murs avant de regarder les toiles, car il ne reste pas grand-chose du passé. Cela n’est pas si mal donc d’être allé y mettre un musée (je n’ose penser que cela pourrait être l’inverse, que c’est parce que c’est devenu un musée que l’on a fait disparaître le passé...).

La rénovation des années 2000 résulte en un bel agencement : une entrée somptueuse, donnant d’un côté sur la place Saint-Eloi et de l’autre sur la terrasse qui domine le jardin. Dommage qu’on profite pas plus de la cour du logis Barrault : on pourrait y mettre au milieu,  en pendant de l’arbre de Niki de Saint-Phalle,  une belle statue de Giacometti, et donner accès aux visiteurs!

musée des beaux-arts,angers,ingres,lippi,jordaensL’organisation est très pro : on ne se perd pas alors que l’espace n’est pas si simple (bâtiment en S, 3 niveaux) , le plan guide  et l’audio-guide sont impeccables; on nous emmène insensiblement vers une sélection d’œuvres qui sont bien mises en valeurs et dont on se souviendra même après une seule visite (l’autoportrait de Jordaens, l’allégorie de la simulation de Lippi, Paolo et Francesca d’Ingres ou le portrait de Mademoiselle Leroux par JJ.Henner). Il y a un pays et une époque par salle et des petites fiches  très didactiques. On a vraiment l’impression de bien survoler la peinture européenne en une visite de 2 heures même si, j’imagine, tous les courants ne sont pas représentés par des œuvres majeures.

 

Le survol s’arrête cependant fin XIXème, il y a peu d’impressionnistes, pas de cubistes, de fauves ni  de surréalistes. A noter cependant l’art contemporain représenté par des artistes du cru. J’ai bien aimé les ardoises de Daniel Tremblay.

Le personnel est discret et aimable! Je reviendrai souvent. Tiens au fait, peut-on s’abonner ?

 

17/12/2011

Le Museum des sciences naturelles

Voilà un endroit hors du temps moderne : un vrai « museum », temple à la science du XIXème siècle. L’édifice lui-même de style pseudo-antique. On rentre par une beau hall rond, et on accède par un escalier en colimaçon aux collections de la faune  disposées au premier étage autour de ce hall. C’est  petit, c’est vieillot, c’est charmant de vétusté et de sciences d’autrefois. Les parquets sont marquetés et craquent un peu sous les pieds, les plafonds en stuc sont bien passés et auraient besoin d’une rénovation des Beaux-Arts.38_1[1].jpg

Les collections sont essentiellement   en rapport avec le Maine-et-Loire et cela donne un côté sympa à la visite pour le nouvel arrivant à Angers: dans la salle des oiseaux il y a beaucoup de grèbes et de canards, un cormoran aussi qui semble venir se réfugier des tempêtes sur les bords de Loire… et une petite collection de perroquets, sans doute le legs d’un collectionneur  angevin ayant donné dans l’exotisme ou d’un retraité des colonies. Il y a aussi  une salle consacrée aux poissons de mer, un gros poisson chat empaillé qui semble prêt à tomber en fétus. La salle des insectes et des papillons évoquent parfaitement la science des entomologistes du XIXème où l’on visait l’ exhaustif : tout observer, tout classer des papillons locaux et les ranger dans tiroirs. La science en marche allait vite faire  le tour du vivant et domestiquer tout cela. Les sommités locales de cette science conquérante ont été directeurs de ce muséum et ont donné leur nom à une salle; gloire éternelle (?) est ainsi rendue à monsieur Gustave Abot et ses papillons. J’ai entrevu un monsieur en blouse blanche qui peut-être donnera ainsi son nom  à une nouvelle branche des collections ! Nouvelle branche ? est-ce possible en ce lieu ? Oui, peut-être, car  il y a un peu de modernité au travers d’une exposition « le Safari Urbain », des photos  d’ animaux de la ville. De jolies couleurs,  des photos où l’ on semble surprendre les animaux, les renards de Londres, un couple d’escargots amoureux, et les vols d’ étourneaux comme à Angers dans les allées du Mail.

Il y a un joli petit jardin dominant le boulevard Carnot (« ne pas se pencher, attention à la falaise »), un joli pignon de maison, et l’ on accède à l’ autre bâtiment, celui de la paléontologie et de la préhistoire, sujets rébarbatifs s’ il en est … Heureusement il y a l’ attraction 3 étoiles du musée, signalée par un panneau comme la Joconde au Louvre, et protégée par une vitrine comme le Régent : c’est la plus grosse pépite d’ or découverte en France. Bon c’est un peu décevant, car elle n’est quand même pas très grosse. Mais là encore, le côté local de la collection est intéressant. J’ ai bien aimé les documents relatifs aux Mines de charbon d’ Anjou exploitées jusqu’en 1964, j’ ai découvert que le massif armoricain s’étendait jusque par ici, et que le sol était plein de granit, de grès et de schistes, et mon cœur de Breton s’est senti réchauffé. Voilà,  finalement, c’était une belle visite, que je vous recommande, et toute cette science pour pas cher, 4 Euros. ..