Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/05/2012

Mon plan de la ville

Au cours des six mois de ma vie de nouvel Angevin, l’idée que je me suis fait de la géographie de la ville s’est bien sûr considérablement enrichie.  Pour ne pas  perdre totalement le souvenir de cette progression,  je résume les principales étapes  de mon plan mental de la ville.

Le premier jour il n’y avait qu’un quadrilatère : la Maine (que j’appelais le Maine), le boulevard Carnot, le boulevard Foch et le boulevard du Roy René. J’étais enchanté d’être arrivé si vite dans le centre jusqu’à un parking très pratique de la place de la Poissonnerie par la voie rapide. Cette voie des Berges (que je  critique maintenant…)  a été pendant au moins deux semaines  le seul chemin de sortie de la ville que j’ai utilisé.

Le deuxième jour j’ai acheté un plan et ai vu que la Loire passait au sud pas très loin… Je suis allé la voir le troisième jour… J’ai cherché à louer un appartement dans le Centre mais, conseillé par les agences j’ai un peu étendu cette idée du Centre en allant me promener dans le quartier de la Gare, place Lafayette, place du Lycée, au Jardin des Plantes et rue Beaurepaire dans la Doutre. Comme je ne me déplaçais qu’à pied, il m’a fallu plusieurs semaines pour découvrir que le quadrilatère des Boulevards était en fait un pentagone qui englobe également la Doutre en passant sur les ponts Haute et Basse Chaine.  

Après avoir emménagé j’ai repris ma reconnaissance de la ville. plan,pentagone,maine,autorouteLa recherche des grandes surfaces très nécessaires pour un emménagement a été l’occasion d’explorer les périphéries et de découvrir une nouvelle sortie vers l’autoroute très utile : ceci via l’A87 après le centre Commercial Anjou où j’avais trouvé le Casino… Il m’a fallu longtemps à l’inverse pour être capable de rentrer dans la ville par ce chemin-là. Je me suis perdu 3 ou 4 fois en essayant de prendre la sortie Angers-Sud alors que la sortie à prendre était Angers-Est…

La confusion vient de l’idée que je me faisais de la direction du Nord ! J’ai eu tendance pendant plusieurs mois à penser que le fameux quadrilatère de base était orienté Nord-Sud et Est-Ouest (un peu comme Manhattan ou Houston down town!) en me représentant la Maine coulant d’est en ouest (comme la Loire). Je mettais donc au Nord, la place de la Laiterie et plus loin Avrillé, et je plaçais l’espace Anjou au sud.  J’ai d'ailleurs toujours un doute quand j’essaye de situer le nord et je fais très attention de ne pas me tromper…  je sais que c’est un des angles du quadrilatère, pas un côté !

J’ai ensuite découvert les faubourgs à vélo. Je m’aperçois aujourd’hui que je n’utilise plus jamais mon plan pour le Centre, mais que je le regarde très souvent pour aller à la périphérie (à vélo). Pour la voiture, j’ai quelques itinéraires essentiellement pour sortir : j’ai vite compris que l’utilisation dans le Centre était inefficace. Le fait qu'il n'y ait pas de boulevard périphérique complet fait que la zone ouest de la périphérie reste en gris dans mon plan mental de la ville: j'ai un itinéraire pour rejoindre Bouchemaine en passant par Beaucouzé ou Saintes Gemmes sur Loire depuis les Ponts de Cé mais je ne saurait pas aller dans ces endroits plus directement!  

Voilà donc l’histoire de mon plan mental de la ville. Il ne devrait plus beaucoup évoluer, sauf s’il y a un contournement ouest un jour, mais alors là, on devra tous s’adapter.

  

 

21/05/2012

La gare Saint-Laud

La gare Saint-Laud est la grande gare d’Angers.  On pourrait l’appeler la gare d’Angers plus simplement, car l’autre gare,  dite curieusement « Maitre Ecole » ne voit plus s’arrêter qu’un ou deux trains par jour !      

En y passant cet après-midi, je me disais que cette gare Saint-Laud  et tout le quartier autour,  sont très bien conçus et constituent  un atout pour la ville: cela donne une bonne image au nouvel arrivant. La gare elle-même n’est pas immense, ce n’est pas un noeud ferroviaire ,  mais le trafic TGV vers Paris ou  Nantes est important. Lorsqu’on descend du train, on se repère vite : un seul côté pour sortir, un  hall  clair, et dehors la place  de la gare est bien dégagée. Ce  n’est pas si  courant dans les grandes villes en France car les gares ont été créées au cours du XIXème siècle et se sont retrouvées très enserrées. Ou alors on a fait passer les voies en dehors de la ville comme à Tours et c’est encore moins pratique.

Ici en sortant pas trop de voitures,  à gauche la gare routière, à droite le tram. On est plutôt incité à prendre les transports en commun… Et c’est assez vert, il y a le gazon du tram, des petits arbres,   à fleurs rouge en ce moment.

On peut aussi avoir envie de partir en marchant. La place est en bel arrondi, avec les Place de la gare.jpgclassiques hôtels et brasseries de France et de l’Univers. La fontaine au milieu n’est pas ma préférée, les marbres font un peu modern style Trocadéro, et le statue de Vénus par Jacques Coquillay est dans un équilibre trop précaire à mon goût.  Mais le nouvel arrivant est poussé à continuer par la rue de la gare : encore une jolie perspective (j’en  suis à 9) vers la place de la Visitation et la statue de Marguerite d’Anjou. Le quartier est commerçant et sympa, pas sombre et glauque comme le quartier de la gare à Bordeaux.

Une chance de plus pour le futur : il y a la place pour le nouveau quartier d’affaire Gare + sur un grand espace laissé par le Sernam après la gare routière.  Il faudrait y placer quelques architectures ambitieuses, des tours élevés pour  donner une image moderne de la ville, attirer des entreprises  conquérantes…

  Crédit Photo: tofil44

15/05/2012

Passages amoureux

Signe que ma connaissance de la ville s’approfondit et va même jusque dans les détails, je partage avec vous une liste de quelques jolis passages un peu secrets : des voies  sans voiture et presque sans passants, des lieux tout proches du centre mais qui ont un air de campagne, des ruelles entre de vieux murs couverts de glycines ou de lierres. Bref ce sont des petites rues où lorsque par un curieux hasard vous passez avec votre copine, vous  vous retrouvez presque automatiquement à l’embrasser…  Pour rendre l’affaire plus crédible pour vous  mais plus difficile pour moi, j’exclus les impasses,  votre copine devinerait tout de suite qu’il s’agit d’un guet-apens !

Voilà ma liste à ce jour, vous noterz qu'en plus ces ruelles ont de jolis noms  :  

-          je pourrai inscrire presque toute la Cité, surtout le soir ou à la nuit tombée, mais pour être un peu sélectif je choisis juste la rue des Filles Dieu  (hum, hum !).

-         dans le curieux petit quartier qui fait le pendant de la Cité de l’autre côté du boulevard du Roi René, c’est  également un peu délicat d’être entreprenant car il y a l’évêché, mais il y a deux jolies petites montées  qui sont vraiment tentantes  quoiqu’un  peu bruyantes : la montée de l’Esvière et la rue Pitre Merlau (c'est là que j'ai pris la photo ci-dessous)

-          dans la Doutre, la rue des Greniers Saint-Jean, avec ses hauts murs, me rappelle les ruelles de Delft à la Vermeer

-          dans le quartier de la Chalouère, la rue du four à chaux ou le passage de la Fuye sont vraiment des petits coins de village

-         et enfin  le passage du pigeon fleuri (qui va vers la rue des Feux Follets !) est une  jolie petite rue qui donne  dans la passante avenue Pasteur et fait  un surprenant contraste.

Voilà si avec ces bons conseils vous n’y arrivez pas, c’est désespéré,  il faut changer de copine.

Quant à moi je me demande si  mon altruisme de blogger  ne va  trop loin : ne vais-je pas être dérangé par un autre couple de pigeons fleuris,  la prochaine fois que je  me promènerai par là en galante compagnie ?

 

passages,amoureux,filles dieu,saint-jean,four àchaux,fuye,l'esvière,pigeon fleuri,pitre merlau